Publiée le par Patrick
Question du P'tit Eloi : Qu'est-ce qu'un « Tronc » ?
C'est une tradition de Chevallerie.
Les « compagnies d’arc » se différencient des « clubs » par quelques éléments, entre autres la transmission et le respect (plus ou moins stricts) de certaines règles, regroupées sous l’appellation de « traditions ».
Ainsi la bonne tenue des échanges, la politesse et la courtoisie doivent y être respectées, l’honneur est aussi un moteur important. Pas de grossièreté ni d’agressivité sur un pas de tir, dans le logis ou d’une manière générale dans le jeu d’arc.
Suivant la Charte des Chevaliers d'Arc de France (Voir la Charte dans la partie Règles et Tradition rubrique la Chevalerie de l'Arc) :
Le tronc est une tirelire dans laquelle sont versées les amendes payées à l'appel du Censeur ou d'un Chevalier. Ce système est avant tout symbolique. Les fonds perçus entrent dans la caisse de la Compagnie sous forme de dons. Il permet cependant de faire mémoriser sa faute à celui qui paye. Cela ne doit pas être considéré comme une brimade...
Le tronc est présenté : soit à la vue de tous, soit en aparté, ceci reste à l'appréciation du Chevalier qui présente le tronc au fautif, et ce dans un moment ou cela ne gêne ni le tir, ni les tireurs, ni la sécurité.
Personne n'a à privilégier qui que se soit, ni passer outre les règles élémentaires de courtoisie et de sécurité.
Le tronc présenté, le fautif doit payer immédiatement. Pour payer au tronc aucune somme minimum ou maximum n'est requise. Si le fautif n'a pas d'argent sur lui, un Chevalier ou un Archer pourra lui faire un prêt qu'il rendra plus tard. Personne ne doit regarder ce qui est mis dans un tronc, ni celui qui présente, ni celui qui paye, ni les spectateurs occasionnels. Pour cela le Censeur ou le Chevalier et le fautif se regardent dans les yeux au moment du paiement.
La personne qui a présenté le tronc remercie le fautif et réciproquement, et seulement après, si celui-ci le demande, sa faute lui sera expliquée. En cas de contestation, on fera appel sur le champ à deux autres Chevaliers présents (de préférence anciens) qui donneront leur avis et l'on débattra du cas contradictoirement. Si le censeur ou le chevalier est désavoué, le tronc lui sera présenté en aparté, et l'on informera le fautif réhabilité.
Les fautes relèvent principalement du non-respect de deux règles fondamentales que nul ne doit oublier et qui sont :
LA SECURITE ET LA COURTOISIE.
Le but n'est pas de faire une liste exhaustive des fautes, car c'est en fonction des règlements, des situations, des événements, des comportements que le Censeur ou un Chevalier agira.
Quelques exemples de fautes qui méritent un simple rappel à l'ordre.
- Proférer des jurons.
- Manquer de politesse.
- Manquement à la sécurité.
- Couper la parole.
- Manifester une opposition de façon incorrecte.
- Ne pas saluer à sa première flèche.
- Laisser une flèche en cible.
- Parler politique, religion ou syndicat.
- Ne pas gérer ses déchets.
- Marcher dans l'allée du Roi sans en demander la permission.
P'tit Eloi, voici la réponse.
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